NOTRE HISTOIRE
Tout a commencé le jour où je me suis voilée
Comme beaucoup de femmes, je cherchais encore mon style. Une façon de m’habiller qui correspond à ce nouveau chapitre de ma vie, tout en restant moi-même.
Je n’ai pas trouvé tout de suite. Avec le recul, certaines photos me font sourire. Je demande souvent à mes amies :
« Mais pourquoi vous me laissiez sortir habillée comme ça ? »
Quelques mois plus tard, je quittais la France pour m’installer au Maroc.
Très vite, ma garde-robe a montré ses limites : des matières trop épaisses, des coupes peu adaptées à la chaleur… Je cherchais des vêtements amples, confortables, simples à porter, dans lesquels je me reconnaîtrais. Mais je ne les trouvais pas.
Puis, un jour, une amie m’a emmenée dans une boutique de tissus. À l’étage se trouvait un petit atelier de couture. Je ne le savais pas encore, mais c’est là que l’histoire de M.MIME allait commencer.
Je ne sais pas dessiner. J’avais pourtant des idées précises : des formes, des volumes, des détails en tête, sans savoir comment leur donner vie.
J’y ai rencontré une jeune couturière, tout juste diplômée d’une école de stylisme, de modélisme et de couture. Je lui décrivais ce que j’imaginais, elle le dessinait sur le papier. Ensemble, nous ajustions les coupes et réalisions les premiers prototypes.
La première pièce a été une combinaison ample, facile à enfiler, confortable et sans fioritures. Celle que j’avais longtemps cherchée prenait enfin forme.
Pendant près de deux ans, j’ai créé mes vêtements uniquement pour moi. À ce moment-là, je ne pensais pas à lancer une marque. Je voulais simplement me sentir bien dans ce que je portais.
Mais à chacun de mes voyages, les mêmes questions revenaient :
« Tu l’as achetée où ? »
Puis :
« Tu peux m’en faire une ? »
Ces questions m’ont fait comprendre que je n’étais pas la seule à chercher ces vêtements. Ce qui était né d’un besoin personnel pouvait aussi trouver sa place dans la vie d’autres femmes.
C’est ainsi que sont nés les premiers modèles de M.MIME, au Maroc. C’est là que j’ai découvert la richesse des matières, la précision du travail artisanal et tout ce qu’un détail peut changer dans une pièce.
Quelques années plus tard, mon installation à Dubaï a ouvert un nouveau chapitre. J’y ai rencontré d’autres artisans et découvert d’autres techniques. La marque a grandi avec ces rencontres, nourrie par ce que j’avais appris au Maroc et ce que je découvrais aux Émirats
Aujourd’hui encore, tout commence presque toujours par un tissu.
Une matière attire mon regard. Je la touche, j’observe sa texture, son tombé, la façon dont elle prend la lumière. Peu à peu, j’imagine ce qu’elle pourrait devenir.
Puis vient le travail à l’atelier. Avec les modélistes et les couturiers, nous cherchons la bonne coupe, nous essayons, nous ajustons. Je porte les prototypes, je les lave, je les teste quotidiennement. J’ai besoin de savoir comment une de mes créations se tient avant de faire les pièces que je proposerai à la vente .
Chaque création garde quelque chose de cette toute première combinaison : l’envie de pouvoir bouger librement, de se sentir à l’aise et d’aimer ce que l’on porte.
Parce qu’au fond, c’est ce que je cherchais depuis le début : des vêtements dans lesquels me sentir moi-même.
Et c’est ce que j’espère vous transmettre.
M.MIME est née de cette recherche. Elle continue aujourd’hui avec les femmes qui choisissent nos pièces et leur donnent une place dans leur propre histoire.
Ce que je cherchais pour moi au tout début, c’est ce que j’espère aujourd’hui vous transmettre : le plaisir de porter un vêtement dans lequel on se reconnaît.
Parce qu’au fond, le plus beau vêtement n’est pas celui qui attire tous les regards.
C’est celui qui nous fait nous sentir nous-mêmes.